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Charivari de la société contemporaine

La singularité technologique

7 Janvier 2012, 09:30am

Publié par samagace69

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La singularité technologique (ou simplement la singularité) est un concept, selon lequel, à partir d'un point hypothétique de son évolution technologique, la civilisation humaine connaîtra une croissance technologique d'un ordre supérieur. Pour beaucoup, il est question d'intelligence artificielle, quelle que soit la méthode pour la créer. Au-delà de ce point, le progrès ne serait plus l’œuvre que d’intelligences artificielles, elles-mêmes en constante progression. Il induit des changements tels sur la société humaine que l’individu humain d’avant la singularité ne peut ni les appréhender ni les prédire de manière fiable. Le risque en est la perte de pouvoir humain, politique, sur son destin.

 

De telles conséquences ont été débattues dans les années 1960 par I. J. Good (voir l’article Intelligence artificielle). Selon Ray Kurzweil, cette notion de Singularité technologique aurait été introduite par John von Neumann dans les années 1950. La Singularité a acquis une certaine popularité dans les années 1980 grâce à Vernor Vinge. La venue éventuelle et la date de la Singularité sont sujettes à débat, mais les futurologues et les transhumanistes l’attendent en général pour la troisième décennie du XXIe siècle.

Étant donné la rapidité de progression actuelle, les superordinateurs sont prévus pour atteindre 1 exaflops en 2019. Cray Inc. a annoncé en décembre 2009, un projet de construction d'un supercalculateur d'1 exaflops à la fin des années 2010.

 

Sans présupposer à une date définie sur la venue d’un tel événement, force est de constater une progression technologique constante et convergente liant science de la cognition, de la biologie et de l’informatique. Qu’importe si cette singularité se produira dans 20 ou 100 ans ?

Toujours est-il que ce thème soulève de nombreuses questions d’ordre philosophique, éthique et théologique.

 

La révolution copernicienne a en son temps remis en cause les thèses de l’église de l’époque et de la place de l’homme en son Univers.

 

Peut-être que cette évolution indiquera que l’homme est une espèce comme une autre avec ses limites rationnelles et une capacité d’adaptation somme toute limitée comme tout autre mammifère sur terre. N’oublions pas qu’il s’enferme dans une impasse écologique dont la menace devient imminente.

 

C’est une opinion personnelle mais j’ai l’intime conviction que l’on ne pourra empêcher ce processus car l’homme a toujours eu des rêves prométhéens et la cupidité est bien son péché originel. Par le jeu de la concurrence entre les peuples, la tentation de dépasser les limites eugéniques et la soif du pouvoir informationnel fera bien apparaître ce processus inéluctable.

 

Déjà dans certains domaines la machine dépasse déjà l’homme ; les robots sur les chaînes de montage sont infatigables, le jeu de dame et le jeu d’échec électronique est bien mieux maîtrisé que par le commun des mortels.

 

Sur le plan financier, nous arrivons à des machines trustant plus de 60% des transactions boursières grâce à la technique du High Trading Frequency. Elles font appels à des algorithmes sophistiqués concoctés par des mathématiciens de haut vol.

 

La reconnaissance vocale est en passe d’être banalisée, la traduction automatique fait des progrès constants. Demain la reconnaissance visuelle des formes développera une multitude d’applications allant de la sécurité à la personnalisation des interfaces numériques.

 

Cette forme d’intelligence artificielle sera t’elle une menace pour l’humanité ? On peut prendre l’hypothèse suivante que les hommes représentent pour le système en place autant de senseurs qui constituent une sagesse ancestrale et sert de principes de réalité. Internet et le Web propose une vision collaborative du monde. Pourquoi se lancerait-elle dans un plan couteux d’un conflit ouvert avec l’homme ? Ce n’est sans doute qu’une projection de phantasme humain qui se voit en tant que prédateur vis à vis des autres espèces animales.

Elle décidera sans doute de ce qui sera le moins couteux en terme énergétique.

 

Autre question : prendra-t-elle un jour le pouvoir par rapport à l’homme ? On imagine aisément un pouvoir centralisé comme au temps de Louis XIX. Or la tendance mondiale indiquerai plutôt l’apparition de pouvoirs décisionnels délocalisés, polymorphes et multipolaires.

 

Sans tomber dans l’optimisme béat, reconnaissons que nous avons une faible idée de la révolution technologique qui se prépare au XXI siècle.

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