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Charivari de la société contemporaine

Les plaies de l'humanité

9 Décembre 2012, 10:03am

Publié par samagace69

 

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Pourquoi je m'intéresse aux grandes civilisations antiques maintenant ?

 

Parce qu'elles nous véhiculent un message sur notre propre civilisation dite "moderne" ou postmoderne. Malgré leur grandeurs passées , elles se sont éteintes la plupart du temps à cause de la vanité des hommes.

 

Nous sommes également dans une impasse écologique au niveau mondial. "Plus de retard, plus d'excuses" : frappées par un typhon dévastateur, les Philippines ont lancé à Doha un appel à l'action ce jeudi 6 Décembre 2012 , veille de la clôture des négociations climat qui butaient toujours sur l'aide financière que les pays du Sud demandent aux nations développées. "Je lance un appel au monde entier, aux dirigeants du monde entier : ouvrez vos yeux et regardez la réalité en face", a déclaré le chef de la délégation de l'archipel, Naderev Saño, aux représentants de plus de 190 pays.

 

L'ironie de l'histoire veut qu'un développement massif sur les nouvelles sources d'énergie demande demandent beaucoup de capitaux que les pays dits "développés" n'ont plus les moyens de fournir pour causes de disettes budgétaires.

 

La conférence de Daho est un nouveau fiasco pour tout le monde :

L'Union européenne souhaite fixer la seconde période d'engagement du protocole de Kyoto – le seul traité contraignant les pays industrialisés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre – à une période de huit ans. Les PMA veulent la limiter à cinq. L'Europe demande – pour satisfaire la Pologne – le report sur cette seconde période des crédits carbone non utilisés au cours de la première, tout en limitant la possibilité de les commercialiser. Les pays pauvres refusent, critiquant une proposition qui conduit à affaiblir encore les engagements de réduction des émissions de CO2.

 

"Il n'y a rien dans les textes, que des promesses, toujours des promesses", lâche, encore un peu plus tard, Kieren Keke, le délégué de Nauru. Les Etats-Unis adressent une fin de non recevoir à la notion de préjudice, que revendiquent les pays déstabilisés par le changement climatique. Contre toute attente, la fièvre s'emballe dans la salle où se discute le chapitre de l'indemnisation des "pertes et dommages".

 

Dans les couloirs, des négociateurs épuisés s'endorment sur des canapés de fortune, bercés par la voix de la chanteuse Fairouz, que diffusent des hauts parleurs. A l'abri des regards, les facilitateurs désignés par la présidence tentent de rédiger des textes de compromis acceptables par toutes les parties.

 

"Résistez, nous sommes derrière les pays en développement" : un groupe de jeunes a déroulé un grand ruban rouge devant la salle où doivent reprendre les discussions. Il est huit heures du matin. Xie Zhenhua, le négociateur chinois, passe et fait un petit signe amical.

 

Le président Attiyah est de nouveau à son poste. Plus grave que la veille : "Voici le texte que je vous propose. Il est équilibré. Prenez le temps de le lire et ayez conscience que le mieux est l'ennemi du bien." La journée ne fait que commencer et nul ne sait si Doha marquera d'une nouvelle pierre noire l'histoire de la négociation climatique, entamée à Rio il y a vingt ans. La ministre de l'écologie, Delphine Batho, admet que, si un accord est trouvé, "il sera modeste".

 

Dans le même moment, les scientifiques s'inquiètent de plus en plus quant au carbone enfermé dans les vastes étendues de sol glacé de l'Arctique. De nouvelles études de terrain ont en effet été présentées en Californie cette semaine, explique ScienceMag, à l'occasion de la réunion automnale de l'American Geophysical Union. Elles évaluent la quantité de carbone contenu dans les sols à 1.9 trillion de tonnes d'espace métrique, soit bien plus que les études précédentes, qui auraient donc sous-estimé le risque climatique encouru en cas de cette libération de carbone.

 

Parallélement, si leur course à travers les ans paraît invulnérable, les arbres les plus grands et les vieux sont en fait en déclin à travers la planète. Avec une mortalité jusqu'au dix fois supérieure à la moyenne, l'inquiétude est grande pour ces géants qui peuvent abriter 30% de la faune de leur écosystème. Les causes de ce drame sont mal connues mais l'action de l'homme n'y est pas étrangère.

Les plus vénérables habitants des forêts sont menacés. Dans une étude parue vendredi 7 Décembre 2012, une équipe de chercheurs s'alarme de la forte mortalité, à l'échelle mondiale, des arbres les plus anciens et les plus massifs. Les arbres vieux de 100 à 300 ans sont les plus touchés alors qu'ils constituent l'habitat de nombreuses espèces animales, en particulier des oiseaux.

David Lindenmayer, de l'Université nationale australienne, est particulièrement inquiet. "C'est un problème mondial qui semble se produire dans tous types de forêts. Les arbres grands et vieux sont essentiels à de nombreux environnements naturels et humains. Les études des écosystèmes à travers la planète suggèrent que leur population décline rapidement."

 

Si nous refusons d'effectuer des effort massifs en matière d'environnement planétaire, c'est un peu comme si nous allions en petite barque braver de futurs tempêtes géantes des océans.

Tous les indicateurs de la biologie environnementale s'enfoncent dans le rouge.

Les deux années 2012-2013 sera certainement une étape charnière pour décider de l'avenir écologique de notre monde. Après il sera sans doute trop tard...

 

“Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles”. Paul Valéry

 

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