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Charivari de la société contemporaine

mercredi 7 décembre 2011

7 Décembre 2011, 11:04am

Publié par samagace69


 

« Une chose facile à avoir en décembre, c’est du sang-froid. »

de Alphonse Allais

 

Et on en a besoin du sang-froid…avec toutes ces bonnes nouvelles économiques.

 

Il y a un métier qui ne devrait plus avoir d’avenir : La publicité »

 

« Pour créer des besoins, il faut attiser la jalousie, la douleur, l’inassouvissement. »

de Frédéric Beigbeder 

99 francs 

 

« 99 francs » est un roman à succès provocateur d'inspiration autobiographique de Frédéric Beigbeder, publié en 2000 qui dénonce les dérapages cyniques du monde de la publicité dans la société occidentale de consommation. Il valut notamment à son auteur d'être renvoyé de son entreprise (Young & Rubicam), pour faute grave.

 

Le style est décapant et souvent très judicieux …. A lire absolument pour ceux qui ne sont pas persuadés des méfaits de la publicité mercantile.

 

La publicité est une stratégie de communication de sociétés commerciales qui s’adresse aussi bien à notre conscience qu’ à notre inconscience .Elle n’a pour but d’exacerber un besoin irrépressible pour un bien de consommation le plus souvent superflu et nous renvoi à des schémas de statuts sociaux stéréotypés.

 

Le bien matériel vanté est censé nous apporté un mieux-être, voire un bonheur moyennant un acte d’achat libérateur.

Quand à la stratégie de communication sous-jacente, elle est élaborée avec minutie et un zest de cynisme. Elle peut faire indirectement appel à la sexualité, à la satisfaction des désirs d’enfants, à la promesse impossible d’une jeunesse éternelle, à des désirs toujours plus intenses de jouissance gustative, à une sécurité matérielle sans limites.

 

Par conséquent la publicité nous renvoie des images stéréotypées d’un monde matérialiste et consumériste s’appuyant sur des phantasmes de masse.

L’individualisme est évidemment loué : chacun a sa chose : « j’ai ma voiture, mon téléviseur panoramique, mon shampooing adapté à mes cheveux etc…. »

 

Elle n’aide donc pas à l’idée de partage de biens pour un ensemble d’individus. Pire encore elle ne suscite aucune réflexion sur l’utilité et les limites de l’usage du produit à consommer.

 

Elle s’immisce dans notre cerveau par des slogans ayant des consonances répétitives, des jeux de mots, des contrepèteries, des métaphores le tout appuyé par un « jingle »,  un morceau de musique que tout le monde connaît.

 

Quels sont les études qui ont osées estimer l’impact de la publicité sur le long terme dans les mentalités des peuples ?

 

On connaît les méfaits de la vie moderne qui fait irruption dans les cultures des peuplades épargnées jusque là par notre civilisation. Cela amène à la dépression, aux suicides, à la fuite dans l’alcoolisme et autres drogues. Les symboles ont été piétinés par la prétendue opulence matérialiste de notre monde moderne.

 

Or justement ce qu’il manque à notre société, ce sont les symboles, les métaphores, la poésie, l’art en général qui offrent des alternatives sur notre vision du monde. Elles laissent la place aux rêves, aux utopies, au sacré qui renouvelle un champ de vision plus large et plus humain que notre prétendue techno-économie.

 

Sans le rêve, il n'y a pas de poésie possible. Et sans la poésie, il n'y a pas de vie supportable.

 

« L'Amour, la Poésie, c'est par ce seul ressort que la pensée humaine parviendra à reprendre le large. »

de André Breton

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