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Charivari de la société contemporaine

L’impossible prospective démographique

6 Janvier 2012, 08:32am

Publié par samagace69


La population mondiale désigne le nombre d'êtres humains vivant sur Terre à un instant donné. Elle est estimée à 7 milliards au 31 octobre 2011 selon les Nations unies, alors qu'elle était estimée à 6,1 milliards en 2000, entre 1,55 et 1,76 milliard en 1900 et de 600 à 679 millions d'habitants vers 1700 au début du siècle des Lumières. Cette augmentation de la population tend cependant à ralentir avec une baisse mondiale plus ou moins importante du taux de fécondité.

En 2007, on estimait que la population humaine mondiale croissait, avec deux personnes par seconde (4 nouveau-nés et 2 morts par seconde), de 221 000 habitants par jour, résultat égal au différentiel entre les 365 000 naissances et 144 000 décès estimés par jour sur Terre, ce qui représente une hausse de 75millions de personnes par an, soit 1 % de l'humanité.

En 2006, le taux d’accroissement démographique de la population mondiale était d'environ 1,14 % annuellement.

 

Répartition de la population mondiale par continent en 2007 

Continent

Population

Pourcentage de la
population mondiale

Asie

4 030 000 000

60,5 %

Afrique

965 000 000

14,0 %

Europe

731 000 000

11,3 %

Amérique latine et Caraïbes

572 000 000

8,6 %

Amérique du Nord

339 000 000

5,1 %

Océanie

34 000 000

0,5 %

 

graph1

 

Voici un graphique montrant la population mondiale par continent et pour quelques pays de ces continents :

Les régions les plus développées représentent 18,3 % de la population en 2007 contre 81,7 % pour les régions les moins développées

 

La taille de la population mondiale ne peut être qu'estimée. Pour celle d'avant le XIXe siècle, on peut avoir recours à l'évaluation de la densité de population par la production agricole. Dans l'entre-deux-guerres, les projections pessimistes prévoient un plafonnement de la population mondiale qui atteindrait 2 milliards d'habitants en 2100. Dans les années 1960, le constat de l'explosion démographique, notamment dans les pays où le taux de fécondité était jusque-là mal connu aboutit à des projections plus optimistes, l'Accroissement démographique atteignant un pic de 2,2 % en 1963.

Dans un article de 1995 (mis à jour en 2002), le démographe Carl Haub du Bureau du recensement des États-Unis estime qu'à la mi-2002, le nombre total d'êtres humains ayant vécu sur Terre est de plus de 106 milliards !.

On observe que la population a connu une faible croissance durant des milliers d'années, alors que la fin de l'époque moderne marque le début d'une augmentation exponentielle de la population, faisant passer le nombre de personnes vivant sur Terre d'environ 650 millions en 1750 à plus de 1,2 milliard un siècle plus tard et à plus de 2,5 milliards en 1950.

Le cap de 6 milliards a été atteint en octobre 1999. À cette occasion, les Nations unies ont symboliquement désigné un nouveau-né bosniaque le « « bébé 6 milliards » ». Celui des 7 milliards a eu lieu officiellement le 31 octobre 2011

 

Il est difficile de se projeter à échelle mondiale au delà de 30 à 50 ans car des variations faibles de la fécondité considérée à un instant "t", combinées à une tendance à l'allongement de l'espérance de vie, conduisent après quelques décennies à de grandes différences dans la taille des populations.

L'ONU a d'abord supposé dans les années 1990/200020, et alors que le cap des 6 milliards de terriens était atteint vers 1999 que la population pourrait se stabiliser à la fin du XXIe siècle vers 9 milliards d'êtres humains, le Département des affaires économiques et sociales de l'ONU a fortement révisé (à la hausse) en 2011 ses hypothèses et conclusions en termes de projection démographique (2010 Revision of World Population Prospects)

.

La dernière projection de la population mondiale de l'organisation des Nations unies (ONU)(révisée en 2010/2011 et publiée le 3 mai 2011) suppose, selon son scénario moyen, que l'humanité pourrait atteindre 9,3 milliards de personnes vers 2050, mais après avoir passé un cap de 10,1 milliards d'ici 2030 environ. La « variante haute » des projections, avec un milliard supplémentaire d'habitants s'ajoutant à la population chaque décennie (ou tous les 11 ans) de 2010 à 2100, pourrait poser de sérieux problèmes politiques et sociodémographiques à l'humanité.

L'ONU note que le facteur « espérance de vie » devrait encore prendre de l'importance du point de vue de ses interactions avec les effets de l'augmentation démographique.

Globalement, en moyenne mondiale, l'espérance de vie devrait donc augmenter, passant de 68 ans en 2005-2010 à 81 en 2095-2100, ce qui aura d'importants impacts en termes d'empreinte écologique et dans certains pays en termes de vieillissement de la population.

Les experts s'étaient également trompés sur plusieurs points :

Le déclin de la fertilité des femmes dans les pays les plus pauvres a été moins rapide qu'attendu.

Plusieurs pays riches (dont les États-Unis, le Danemark ou le Royaume-Uni) voient naître plus d’enfants chaque année que ce que beaucoup de démographes pensaient.

Plusieurs pandémies (HIV/Sida notamment dans certaines régions africaines et d’Asie du Sud-est) - sans être réellement maîtrisées - ont eu des effets démographique moindres que ce que craignaient les épidémiologistes

 

demographie.JPG

Estimation de la plus haute à la plus basse de l'évolution de la population (De nouvelles projections ont depuis été produites dans le cadre de la mise à jour 2010 des projections de l'ONU)

 

Au regard de cette projection, on peut constater que les démographes sont incapables au delà de 20 à 30 ans de prévoir l’évolution mondiale de la démographie.

 

Avec la migration intensive des populations des campagnes vers la ville (50% de la population mondiale vit déjà dans les villes), parions sur le fait que la courbe de natalité mondiale décroît assez vite. Le taux d’urbanisation des villes est un frein puissant contre la politique de natalité débridée. Ne cédons donc pas aux sirènes de la politique malthusienne.

 

La Chine risque de payer très cher le déséquilibre démographique dû à la politique de l’enfant unique d’ici 30 ans. Comment faire vivre un continent peuplé de seniors ? Sera t’il une future terre d’accueil pour le reste du monde, le principal pays importateur de main-d’œuvre ? On peut tout imaginer dans ce monde de demain.

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LAGATDU 07/01/2012 20:16


"Ne cédons donc pas aux sirènes de la politique malthusienne."


A part la chine et peut être le Japon, je ne vois aucun pays pratiquant une politique malthusienne. Mais notre mère Nature s'en chargera bien un jour. Espérons
que ce ne sera pas trop brutal !